CAMEROUN: À LA DÉCOUVERTE DE L’ÉCOLE PUBLIQUE DE DJIKO.

4 ans après sa création et son ouverture, l’école publique de Djiko située dans l’arrondissement de Djebem, département du Koung-Khi est logée dans un bâtiment d’emprunt. Enseignants et élèves évoluent dans de très mauvaises conditions.

 

C’est le foyer du village DJIKO qui abrite l’école primaire publique de la localité pourtant créée depuis le 1er Août 2013. L’intérieur du foyer est subdivisé en 5 salles de classe, à l’aide des contrevents qui doivent être renouvelés à chaque rentrée scolaire.

 

La SIL (Section d’initiation au langage) et le CP (Cours préparatoire) qui constituent le niveau 1 sont jumelés. Les classes des niveaux 2 et 3 sont chacune dans une salle.

Cette école primaire à cycle complet comprend 2 personnels de l’État dont le Directeur, et 5 personnels bénévoles (maîtres des parents). Une semaine après la rentrée scolaire 2017-2018, l’effectif affiche une centaine d’élèves. Près de 150 sont encore attendus. Ils sont occupés par les travaux champêtres souligne le directeur, Jean Baptiste NOUTOUOM.

Une fois entrée dans le foyer pendant les cours, on se croirait dans un marché. Un environnement bruyant auquel se sont habitués, enseignants et élèves. Les bruits ne nous gênent plus; puisque nous sommes déjà familiarisés à ces bruits dira Mr TCHUENKAM, Maître à l’école publique de Djiko. Ajouté à ces mauvaises conditions de travail et d’apprentissage, le manque de toilettes.

 

Malgré cette situation déplorable, les enseignants se donnent à cœur joie à l’encadrement des enfants dont ils ont la charge. D’où le pourcentage de réussite aux examens très satisfaisant (100%). “J’ai pris la responsabilité que je vais enseigner mes enfants et non les enfants des autres, je suis làje me sacrifie pour eux“, renchérit Mr TCHUENKAM.

Toutes les démarches entreprises auprès des autorités locales et élites pour une amélioration sont restées vaines précise le Directeur. “Les élites que j’ai rencontrées, disent que ce n’est pas leur affaire, que c’est l’affaire de l’état souligne à grand trait le Directeur de l’école.

 

Toutefois, la Mairie de Demdeng a érigé non loin du foyer, un bâtiment de deux salles de classe et un bureau pour le Directeur. Bâtiment qui ne peut accueillir les élèves car inachevé. Les responsables de l’école publique de Djiko implorent l’aide des pouvoirs publics.

 

Cet état de chose nous amène à nous questionner sur la maturation des projets dans notre pays. Comment arrive-t-on à créer et à ouvrir un établissement scolaire sans bâtiment et parfois même sans site? Le cas de l’école publique de Djiko n’est pas un cas isolé dans notre cher pays, le Cameroun.

 

H. W. Kouamou

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